"Allons, milles-pattes, mettez-vous en marche ! Croissez, croisez-vous, multipliez-vous, peuplez nos ateliers ! Vas-tu produire bougre ? Je féconde l'homme. Il produit. Pour moi." - Valère Novarina in L'Atelier Volant.
Ah la langue de Novarina ! Que c'est bon ! Que c'est envoutant... On se laisse porter dans cet espèce d'entreprise d'on-ne-sait-quoi, on-ne-sait-où et d'on-ne-sait-quand où des humains machines se font exploiter par l'infâme Boucot. La bouche parle oui, enfin elle mastique les mots, elle les crache puis les ravale, à grands coups de dents elle s'attaque à la plus petite consonne oubliée derrière un carton poussiéreux. Et le corps s'y met aussi, il parle tout entier, des pieds à la tête en passant par les genoux, les narines, le nombril, le ... Oui on l'aura compris tout est en jeu dans le théâtre de Novarina !
Oui enfin on s'embête un peu quand même, on lâche prise plusieurs fois, puis on reprend, puis on s'endort à nouveau, c'est énervant, heureusement une chanson nous réveille, et c'est bon l'attention est captée à nouveau ! Puis on se rendort et ainsi de suite jusqu'à la fin. Une expérience singulière ça oui mais tellement dense ! Beaucoup trop dense.

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