mardi 25 septembre 2012

L'Atelier Volant, Valère Novarina, Théâtre du Rond Point, 25/09/2012

"Allons, milles-pattes, mettez-vous en marche ! Croissez, croisez-vous, multipliez-vous, peuplez nos ateliers ! Vas-tu produire bougre ? Je féconde l'homme. Il produit. Pour moi." - Valère Novarina in L'Atelier Volant.

Ah la langue de Novarina ! Que c'est bon ! Que c'est envoutant... On se laisse porter dans cet espèce d'entreprise d'on-ne-sait-quoi, on-ne-sait-où et d'on-ne-sait-quand où des humains machines se font exploiter par l'infâme Boucot. La bouche parle oui, enfin elle mastique les mots, elle les crache puis les ravale, à grands coups de dents elle s'attaque à la plus petite consonne oubliée derrière un carton poussiéreux. Et le corps s'y met aussi, il parle tout entier, des pieds à la tête en passant par les genoux, les narines, le nombril, le ... Oui on l'aura compris tout est en jeu dans le théâtre de Novarina !
Oui enfin on s'embête un peu quand même, on lâche prise plusieurs fois, puis on reprend, puis on s'endort à nouveau, c'est énervant, heureusement une chanson nous réveille, et c'est bon l'attention est captée à nouveau ! Puis on se rendort et ainsi de suite jusqu'à la fin. Une expérience singulière ça oui mais tellement dense ! Beaucoup trop dense.

dimanche 23 septembre 2012

Six personnages en quête d'auteur, Stéphane Braunschweig, Théâtre de la Colline, 23/09/2012


"J'ai la vieille habitude de donner audience, tous les dimanches matin, aux personnages de mes futures nouvelles." - Luigi Pirandello

Que se passe-t-il quand une troupe de comédien se fait déranger en pleine répétition par des personnages orphelins ? Stéphane Braunschweig passe un grand coup de plumeau sur cette pièce de Luigi Pirandello : et si on parlait comme aujourd'hui, en improvisant un peu,  et si on réécrivait ci, et si on coupait ça ? Et ça fait du bien ! Une fois le désuet de Pirandello mis de côté, le sens profond de la pièce retentit et même s'il est dit avec les mots d'aujourd'hui, on ne doute pas que les préoccupations de Pirandello étaient éminemment contemporaine.
Une légère déception du côté de la scénographie (on se demande notamment pourquoi cette utilisation pour le coup ringarde de la vidéo !), quelques longueurs et une actrice irritante mais et un Vrai moment de théâtre.